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Marc-Aurèle Fortin, peintre et graveur, était un artiste québécois très apprécié pendant les années trente. Sa production prolifique, son expérimentation de différentes techniques et sa vision personnelle de la nature l'ont établi comme un pionnier de l'art moderne au Québec. Inspiré par l'Art nouveau, l'art décoratif du tournant du siècle, il est avant tout connu pour ses scènes de villages ruraux dans lesquelles il explore la relation entre les humains et leur environnement. Fortin a commencé à étudier la peinture à Montréal, sous la direction de Ludger Larose et Edmond Dyonnet, puis il a passé deux années aux États-Unis, soit de 1909 à 1911 au Boston Museum of Fine Arts et à l'Art Institute of Chicago. Il est rentré au Canada aux alentours de 1912. Au milieu des années vingt, il a commencé à poursuivre activement une carrière comme peintre. L'œuvre de Fortin, qui est principalement consacrée au paysage, témoigne de son amour pour une nature riche et abondante. Son pinceau transforme des nuages lourds, du feuillage dense et des collines imposantes en formes libres aux couleurs vibrantes. En 1935, Fortin a passé un certain temps en France et, lorsqu'il est rentré au Canada, il est déménagé à Sainte-Rose. À la fin des années trente et durant les années quarante, il a peint dans la région du Bas Saint-Laurent, à Gaspé et à Saint-Siméon. Ses sujets favoris étaient les grands ormes des petits villages du Québec, les charettes à foin sur les routes de campagne et les courbes fluides des toits des fermes du Québec.
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