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« Mon unique but en tant qu'artiste est d'effacer la distinction entre figure et fond (qui) représente une dualité (et) est symbolique de la vision anthropomorphique de l'homme, qui le considère comme étant le centre de l'univers et opposé à son environnement. J'affirme qu'il existe une unité entre l'homme et ce qui l'entoure. » 1969 Guido Molinari est un membre essentiel du mouvement des Plasticiens de la seconde génération, devenu célèbre à Montréal au milieu des années 1950. S'alignant sur les Plasticiens, qui ont une approche rationnelle et géométrique à l'égard de l'abstraction, Molinari essaie de bannir de ses peintures toute notion de figuration et d'espace paysager associatif. Il défend le « hard-edge » en peinture, éliminant le mélange tonal des couleurs et la trace des coups de pinceau, de manière à ce qu'il ne subsiste qu'une expérience de couleurs pures accolées les unes aux autres. À la fin des années 1950, Molinari commence à réaliser des peintures constituées de séries d'éléments verticaux répétés, dans lesquelles il essaie d'explorer diverses relations de couleurs. Dans les années 1960, il adopte le motif à bandes verticales pour composer une couleur en série, créant des rythmes optiques de couleurs intensément chromatiques et extrêmement différenciées. L'artiste est fasciné par l'action de ses compositions sur le spectateur, dont la perception d'une peinture est influencée par les éléments rythmiques contenus dans celle-ci. Les peintures de « bandes » de Molinari sont une découverte cruciale et l'utilisation continue de la verticalité et de la sérialité devient le vecteur d'une exploration intellectuelle intense de la couleur. Dans les années 1970, l'opticalité frénétique des bandes cède la place à d'autres explorations plus lentes et plus subtiles de la perception. Les bandes deviennent des zones de couleur plus larges. Finalement, Molinari se concentre sur des couleurs proches par le ton et la nuance. Il consacre les dernières années de sa vie à travailler avec une couleur « unique ». La vision de la couleur comme la lumière, ou son absence, devient une forte dimension poétique et spirituelle des dernières idées de l'artiste sur la couleur.
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