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L'art autochtone contemporain au Canada


Comparer Les chutes Niagara vues de Prospect Point de Platt Babbitt et Marbrière no 1, Carrare, Italie d'Edward Burtynsky. Dans ces deux photographies, quelle est la relation entre l'être humain et le milieu naturel?

Afin de saisir des détails comme la saillie de la roche, la brume et les courants d'eau en cascade dans les chutes, Babbitt fait un long temps d'exposition qui donne aux arbres et aux gens une apparence presque noire. La longue exposition lui permet également de capter les nuages qu'on ne voit habituellement pas dans les photographies de cette époque. Il a disposé les figures humains - les femmes assises et les hommes de bout - afin qu'elles forment une silhouette rythmique sur le fonds gris de l'eau en mouvement. La présence humaine sert aussi à indiquer la taille des chutes. En équilibre sur le bord, dans une posture qui met le destin au défi, les minuscules figures de Babbitt communient avec les forces de la nature alors que nous, les spectateurs, réfléchissons à la signification de la fragilité et de l'éphémérité de l'être humain devant une si grande puissance. Babbitt célèbre la beauté vierge et la grandeur de l'une des merveilles naturelles du monde.

Pour sa part, Burtynsky a composé sa photographie en jouant sur une série de contrastes qui forment un commentaire sur l'impact négatif de l'homme sur la nature : le terrassement fait par la main humaine opposé au paysage naturel, la petite taille de la machinerie et de l'équipement opposée aux énormes blocs de pierre et à la profondeur de la carrière, le sombre horizon montagneux opposé à l'intérieur crème de la marbrière. On ressent à la fois du plaisir devant la beauté du site et de la culpabilité devent la destruction du milieu naturel.