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L'art autochtone contemporain au Canada


Simone Martini, Sainte Catherine d'Alexandrie, v. 1320-1325 et Piet Mondrian Composition 1936-1942, 1936-1942

Il peut paraître étrange de comparer un tableau figuratif avec une abstraction. Rien n'est identique à première vue. Le sujet et la technique employés sont presque aux antipodes. Plus d'un demi-millénaire sépare les deux tableaux. Et pourtant, il existe bien une parenté d'intention chez les deux artistes. Il s'agit de représenter le sacré. Le « portrait » de sainte Catherine n'en est pas un au sens moderne du terme puisque nul ne connaît les vrais traits de la sainte. C'est par convention religieuse qu'elle est ainsi présentée, en accord avec le symbolisme de l'art byzantin auquel Simone Martini insuffle une richesse du modelé et une grande vivacité des couleurs. De son côté, Mondrian est aussi intéressé au « religieux ». Fasciné d'ésotérisme et adepte de théosophie, il cherche à transposer sur la toile l'ordre des choses, l'opposition esprit-matière par exemple par l'opposition entre des éléments verticaux (principe de volonté) et horizontaux (principe de repos). Les deux œuvres présentent deux facettes, bien différentes, d'une même représentation du divin ou dit plus justement, du spirituel.