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L'art autochtone contemporain au Canada
Comment chaque artiste aborde-t-il la sculpture ?
Pour chacune de ces œuvres, le spectateur joue un rôle implicite important lorsqu'il fait le tour de la sculpture et perçoit les différents éléments sculpturaux. Les deux œuvres ont également été réalisées à partir de nouveaux matériaux industriels.
L'oeuvre de Delavalle se caractérise par une extrême austérité formelle. Il s'agit d'une simple forme géométrique réalisée dans un matériau industriel, traité pour lui donner un aspect poli et net. L'œuvre est dépouillée, élégante, à échelle humaine et autoportante. Sa structure unifiée peut être comprise en un seul coup d'œil. L'œuvre présente une gamme de couleur restreinte - le noir - et une absence délibérée de contenu expressif; ce qui signifie qu'elle semble dépourvue de narration personnelle.
L'oeuvre à grande échelle de Saxe souligne le dialogue qui s'installe entre la sculpture et le spectateur. Pour ressentir pleinement l'œuvre, le spectateur doit en faire le tour. Saxe s'intéresse à la perception et au processus de création. Prenant comme modèle un instrument de géométrie, à savoir l'équerre de charpentier, Saxe imite l'équerre dans l'application d'un classique, l'angle droit. La focalisation sur l'équerre illustre non seulement l'application de la géométrie - dans le cas présent du triangle - dans un vocabulaire sculptural mais aussi l'instrument d'assemblage. En recouvrant les morceaux d'acier travaillé qui montrent les facettes de l'angle droit, Saxe invite le spectateur à se déplacer autour de son œuvre pour pouvoir la ressentir pleinement.
D'un point de vue mathématique, l'œuvre de Saxe se concentre largement sur des couches de deux dimensions. Même la zone quadrillée se concentre sur le bidimensionnel. En revanche, la sculpture de Delavalle se concentre sur le tridimensionnel.