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Musée des beaux-arts du Canada

      Rendez-vous avec l'artiste     
Faire de l?art ? mes souvenirs les plus lointains
 Faire de l?art ? mes souvenirs les plus lointains
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Pourquoi je suis devenu photographe
 Pourquoi je suis devenu photoraphe
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Villa Medici, Rome (La loggia) Comment je choisis mes sujets
 Comment je choisis mes sujets
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La Promenade, Central Park, New York Je fais des recherches sur des sites pour différentes raisons
 Je fais des recherches sur des sites pour différentes raisons
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Paradise Canyon, Lethbridge Je préserve la mémoire, je témoigne
 Je préserve la mémoire, je témoigne
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Le pont ferroviaire High Level, en direction ouest, Lethbridge La photographie est quelque chose de très physique
 La photographie est quelque chose très physique
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Paysage avec une femme se lavant les pieds Influences majeures
 Influences majeures
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La musique et la photographie
 La musique et la photographie
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Mon travail n?est pas journalistique
 Mon travail n'est pas journalistique
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Quai de la Tournelle, Paris Je m?intéresse au pouvoir qu?a la photographie d?évoquer des souvenirs
 Je m?intéresse au pouvoir qu?a la photographie d?évoquer des souvenirs
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Est-il vraiment possible de photographier quelque chose qu?on n?aime pas?
 Est-il vraiment possible de photographier quelque chose qu?on n?aime pas?
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Devant la Gare Saint-Lazare, Paris Paris
 Paris
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L?esthétique repose sur le technique
 L'esthétique repose sur le technique
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Rue Charlemagne, Paris La chambre photographique
 La chambre photographique
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L L'appareil panoramique
 L'appareil panoramique
 Transcription PDF  L'appareil panoramique
La Promenade, Central Park, New York Je réagis à l'espace et aux endroits
 Je réagis à l?espace et aux endroits
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Le livre du photographe Le livre du photographe
 Le livre du photographe
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Geoffrey James     

Né à St. Asaph, pays de Galles, le 9 janvier 1942

« Je commence par me fixer une ligne de conduite. Je ne pars jamais à l?aventure, un appareil à la main, en espérant trouver quelque chose à photographier. Étant donné que je travaille sur des projets de recherche, je travaille toujours sur un sujet qui m?intéresse. Mais, dans la réalité, la prise d?une photographie exige une série d?actions complètement différentes qui sont extrêmement difficiles à analyser. Ce qui compte avant tout, c?est la qualité de la lumière. » GJ 2003

Geoffrey James fait des photos, et il investit les matières premières ? la lumière, le papier et les produits chimiques ? du pouvoir d?évoquer des choses. Depuis plus de trente ans, il étudie la société occidentale sous trois angles : les espaces idéaux (les jardins classiques et les parcs forestiers), les sites qui témoignent de l?impact de la culture sur la nature (les mines abandonnées) et les systèmes économiques d?une frontière internationale problématique.

Selon James, la meilleure photographie donne une idée de ce que c?est que d?être à l?endroit représenté. Elle a « un pouvoir mnémonique qu?aucun autre moyen d?expression artistique ne possède, le pouvoir d?évoquer des choses, que la peinture ne possède pas ».

James fait ses études au Wellington College, dans le Berkshire, et au Wadham College d?Oxford, qui lui décerne un diplôme en histoire moderne en 1964. La même année, il émigre en Amérique du Nord et travaille comme journaliste au Philadelphia Evening Bulletin, aujourd?hui disparu. Il commence aussi à prendre des photos de la Philadelphie. En 1966, James arrive au Canada. Il travaille à Montréal de 1967 à 1975, comme corédacteur du magazine Time; à Ottawa de 1975 à 1982, comme directeur du Service des arts visuels, du film et de la vidéo du Conseil des Arts du Canada; et comme pigiste sur divers projets indépendants. Professeur invité à l?Université d?Ottawa de 1982 à 1984, James continue à prendre des photographies.

Dans les années 1980, James fait le tour de l?Europe muni d?un vieil appareil panoramique, photographiant des jardins des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que la campagne romaine. Ensuite, ce sont les jardins nord-américains qui attirent son attention. Dans les années 1990, il photographie pendant sept ans les parcs urbains conçus par F. L. Olmsted, projet qu?il réalise avec le soutien du Centre Canadien d?Architecture, à Montréal. Au début, James s?intéresse au bucolique et à l?utopique, mais avec le temps l?effet qu?a l?être humain sur les paysages rural et urbain le fascine de plus en plus. Dans la série Asbestos (1993), il explore les terrils d?anciennes mines d?amiante au Québec. Dans Running Fence (1997), il explore la clôture en métal de 14 milles érigée par les Américains le long de la frontière entre la Californie et le Mexique. En 2000, une subvention du Conseil des Arts lui permet de se rendre à Paris et de photographier la transformation de cette ville avec un appareil 8x10. Ses enquêtes récentes, Lethbridge, Toronto, 905, sur l?environnement bâti et la façon dont il témoigne de l?activité humaine, mettent l?accent sur les formes architecturales.

Un sens de l?histoire se dégage des photographies de Geoffrey James. Toutefois, celles-ci sont solidement enracinées dans le présent. La capacité qu?a James de situer les aspirations humaines dans les environnements bâtis et son sens aigu de la structure lui ont permis de découvrir de la poésie et de l?ironie dans les paysages planifiés du passé et dans les complexités visuelles de nos environnements urbains contemporains.

Version complète de la biographie de l'artiste