| Biographie |
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Norval Morriseau Né à Fort William (maintenant Thunder Bay) (Ontario), le 14 mars 1932 Meurt à Toronto (Ontario), le 04 décembre 2007 "Je vais dans des lieux intimes. Je vais à la source.
J'ose même dire que je vais dans la maison de l'invention
où tous les inventeurs de l'humanité sont allés." L'artiste Norval Morrisseau (Oiseau du tonnerre de cuivre) est le premier artiste des forêts de l'Est à traduire visuellement sa culture anishnaabe au moyen de tableaux à l'acrylique, de gravures et de dessins accessibles aux Autochtones et non-Autochtones. Il invente un style pictographique utilisé maintenant par trois générations d'artistes autochtones. Morrisseau apprend la cosmologie anishnaabe de son grand-père chaman, un membre de la Midewiwin, la Grande Société des Sorciers, et le christianisme de sa grand-mère catholique. Il étudie son patrimoine ojibway intensément et devient chaman. Son art s'inspire des manuscrits en écorce de bouleau midewiwin, des peintures sur pierre et des arts décoratifs anishnaabe. Dans les années 1970, Morrisseau étudie la spiritualité holistique Eckankar. Au fil de ses voyages dans le nord de l'Ontario et par l'intermédiaire de l'atelier de gravure Triple-K Cooperative à Red Lake, il a influencé plusieurs artistes autochtones, notamment Daphne Odjig, Carl Ray, Joshim Kakegamic, Roy Thomas, Saul Williams et Blake Debassige. Ses uvres publiées comprennent Legends of My People, The Great Ojibway, Selwyn Dewdney, éd., Toronto, 1965. Membre d'une famille de sept enfants, Morrisseau est élevé par ses grands-parents maternels Moses Potan et Vernique Nanakonagos. Il quitte l'école en quatrième année. Il conçoit son art à compter de 1959 tout en travaillant dans les mines. Isolé des grands centres urbains, il devient un artiste à temps plein au début des années 1960. En 1963-1966, Morrisseau agrandit l'échelle de ses uvres et élabore son style pictographique. Conjuguant de riches couleurs, il représente des réalités intérieures par de fortes lignes fluides qui souvent indiquent des forces spirituelles. Son art exprime la spiritualité et la culture anishnaabe (Sans titre (Chaman), v. 1971) ainsi que son développement personnel. Il témoigne des tensions entre la culture autochtone et le christianisme, le shamanisme et le lien entre les choses vivantes et l'importance de la famille. En 1966, Morrisseau (avec Carl Ray) crée une murale pour les Indiens au Pavillon du Canada à l'Expo 67 à Montréal. Prix
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